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  • Happy Hardcore, Real Hardcore, Gabber, Speedcore, Darkcore, Artcore,
    Frenchcore, Doomcore, Nordcore, J-core
    Le Gabber ou Gabba est un style de musique, dérivé du Hardcore. Ce nom désigne aussi les amateurs de ce style. La définition de ce style est assez variable : En Europe continentale, on définit le Gabber comme étant une vision plus dansante et commerciale de la techno hardcore, propagée entre autres par les soirées et compilations Thunderdome. Au Royaume-Uni et aux États-Unis, cela désigne l'ensemble des productions Hardcore qui ne peuvent être classées dans le UK Hardcore et le Happy hardcore.

    Il y a controverse sur l'origine du mot Gabber. Il pourrait dériver d'un mot yiddish qui signifie « ami » ou plus communément « pote » aux Pays-Bas mais Gabber est également un mot hébreu qui signifie « frère ».
    L'utilisation de ce mot pour désigner le style provient d'un videur d'une discothèque d'Amsterdam qui déclara à un jeune homme fan de Hardcore : « T'es pas un ami de la maison, tu ne rentres pas ! ».
    Actuellement le mot Gabber est un équivalent néerlandais du mot hooligan. Les premiers Gabbers viennent des Pays-Bas où le Hardcore a vu le jour, c'était des bandes de copains qui s'appelaient gabber comme les black aux États-Unis s'appellent bro (brother), ou les Arabes s'appellent khouya (mon frère).
    Le milieu Gabber n'est pas politisé. Il n'est donc pas associé à un parti politique.

    Apparu au début des années 1990, le Gabber est à mi-chemin entre la hard dance et la techno hardcore et oscille entre 180 et 220 BPM. Ses caractéristiques principales proviennent de l'utilisation de la distorsion poussée à son maximum, mais aussi de nombreux effets de filtres.
    Plus tard, une variante plus lente (140-170 BPM) et donc avec des basses qui s'étendent en longueur va apparaître : c'est le New School Gabber, surnommé Newstyle. C'est à Rotterdam que ce style va particulièrement se développer notamment grâce à DJ Paul, Attic & Stylzz, The Viper, Buzz fuzz et The Headbanger (alias DJ Waxweazle).
    Le mouvement Gabber a pris une grande ampleur en Belgique et au Pays-Bas ainsi que dans leurs régions frontalières, comparable à l'essor du hip hop (comme celui-ci, le gabber est un style qui eut d'abord un grand succès dans les quartiers défavorisés) en France.
     Contrairement à ce dernier, le gabber s'est essoufflé assez vite (vers 1998) mais il a eu un impact considérable sur la société néerlandaise mais retrouve aujourd'hui un nouveau souffle grâce à la popularité du hardstyle.
    Les politiciens néerlandais estiment que le mouvement Hardcore est dangereux pour la jeunesse dès le début des années 1990 : selon eux, les Gabbers incitent à la consommation de drogues et au racisme (ce qui est effectivement le fait d'une minorité).
    Une répression et une censure assez sévère s'ensuivent contre les Gabbers, dont certains tendent alors à se politiser. À l'inverse des Pays-Bas où un certain patriotisme, voire un nationalisme explicite, caractérise le mouvement, la branche allemande est plutôt marquée par l'extrême-gauche.
     C'est en effet cette minorité qui va donner une image très négative au mouvement hardcore, que l'on accuse de racisme, notamment avec le style vestimentaire proches des boneheads (crâne rasé, vêtements de la marque Lonsdale, Fred Perry,...) qui se développe vers le milieu des années 1990, notamment auprès des plus jeunes, alors que le style vestimentaire typique des Gabbers plus âgés (plus matures diront certains) intègre les vêtements de sports de la marque Australian, Cavello et les Nike Air Max, bien que certains aient parfois un look bonehead ou parfois même nationaliste.

     History of Hardcore



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